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Depuis une dizaine d’années, le développement en matière de neurosciences a démontré que la perte de l’audition pouvait engendrer des modifications importantes et altérerait le fonctionnement du cerveau ainsi que la santé du patient. En général, les personnes souffrant de déficience auditive attendent que leurs problèmes auditifs disparaissent et ne vont pas consulter le médecin. Cependant, cette pathologie ne disparaît d’elle-même que rarement. La déficience auditive qui n’est pas prise en charge affecte la capacité du cerveau et la qualité de vie elle-même. C’est pourquoi il faut prendre les mesures adéquates. C’est ici qu’interviennent les aides auditives.

Déficience auditive et perte cognitive

Plusieurs études ont montré un lien considérable entre la perte de l’audition et la déficience des fonctions cognitives. Le cerveau est capable de se rappeler des sons quand les canaux auditifs sont utilisés de manière efficace. Mais lorsque les nerfs auditifs perdent leurs fonctions et ne communiquent plus les sons vers le cerveau, il les oublie après un certain temps et ne les comprend plus. S’il est vrai qu’avec l’âge, la mémoire et la vitesse de raisonnement diminuent, une perte d’audition peut vite aggraver la situation. Les études ont montré qu’une perte d’audition de 25 décibels équivaut à la réduction de capacités cognitives se produisant en 7 ans à l’état normal.  C’est-à-dire qu’une personne âgée de 60 ans avec un problème de surdité a les mêmes performances cognitives qu’une personne en bonne santé de 67 ans. Il faut cependant noter que ce chiffre est une moyenne. Selon la gravité des cas, la vitesse de déclin peut être plus élevée. Par ailleurs, il est également établi que la déficience auditive pouvait accélérer une démence sénile ou la maladie d’Alzheimer.

L’utilité des aides auditives dans la stimulation cérébrale

Selon les études, les aides auditives peuvent avoir un effet positif sur les personnes souffrant de déficience auditive. En effet, la correction apportée par les appareils auditifs va ralentir la baisse des performances cognitives et empêcher l’évolution des maladies neurodégénératives. Il est donc possible de soigner les conséquences cognitives de la surdité.
Si généralement, on réduit le rôle des appareils auditifs à un simple moyen d’amplifier les sons, aujourd’hui, il est admis qu’ils induisent aussi d’importantes modifications cérébrales.

La presbyacousie est la forme la plus répandue de surdité. Il s’agit d’un dysfonctionnement de l’oreille interne, caractérisé par une perte progressive des fréquences aiguës. Le patient a alors du mal à comprendre la parole. Pour rétablir l’audition dans ces cas-là, une amplification des fréquences aiguës avec des aides auditives est nécessaire. Une fois que l’appareil auditif est porté, le processus auditif recommence à fournir les signaux au cerveau.

Il est important que la déficience auditive soit prise en charge rapidement. En effet, lorsque l’utilisation des aides est retardée, ces appareils ne permettront pas de transformer les sons en informations reconnaissables. C’est ce qui arrive après plus de 7 années de problèmes auditifs non traités. Le cerveau doit donc réapprendre à reconnaître de nouveau les sons de tous les jours.